Insolite

Daniel Guichard vit en camping-car : à 76 ans, le chanteur de Mon Vieux a tout plaqué pour la route

Il y a des artistes qui, passés la soixantaine, posent les valises et comptent leurs lauriers. Daniel Guichard n’est clairement pas de ceux-là. À 76 ans, l’interprète de Mon Vieux, du Gitan ou encore de La Tendresse continue de sillonner les routes de France pour retrouver son public. Et pour ce faire, il a fait un choix qui a d’abord fait sourire sa famille avant de s’imposer comme une évidence : le camping-car.

Chanteur, auteur-compositeur et producteur, Guichard est une figure à part dans la chanson française. Une carrière bâtie sur la durée, la fidélité à un public populaire et une authenticité qu’on retrouve jusque dans ses choix de vie les plus concrets. Le camping-car en est le symbole le plus inattendu — et le plus révélateur.

Trente ans de tournées, et puis le ras-le-bol

Pour comprendre pourquoi Daniel Guichard a troqué les chambres d’hôtel contre un camping-car, il faut mesurer ce que représentent des décennies de vie sur la route. Les nuits dans des hôtels impersonnels, les loges vétustes entre deux concerts, les valises à traîner d’une ville à l’autre, avec des guitares et des costumes de scène. Répété des centaines de fois, ce quotidien finit par user même les plus solides.

Le chanteur ne s’en est jamais caché. Interrogé par Le Parisien, il confiait sans détour : « Après trente ans de tournées, j’en ai eu marre des loges miteuses et des chambres d’hôtel. Surtout, j’en ai eu ras-le-bol de devoir trimballer mes trois guitares et mes costumes. » Un aveu d’une franchise totale, qui résume à lui seul pourquoi ce choix était devenu inévitable.

Fait notable : il précisait, au passage, qu’il n’est pas non plus un grand amoureux du voyage.« J’ai toujours détesté partir en voyage. C’est juste par commodité que j’utilise un camping-car depuis dix ans, comme Gérard Lanvin. » Pragmatique avant tout. Le camping-car comme solution, pas comme rêve.

Un outil de travail, pas un caprice de star

Si certains imaginent un camping-car de luxe comme un gadget de célébrité, Daniel Guichard remet les choses à leur place. Pour lui, le véhicule est d’abord et avant tout un « outil de travail » — c’est lui qui le dit, dans les pages du Monde du camping-car. Un outil qu’il emmène partout, y compris dans les coins où beaucoup n’oseraient pas s’aventurer avec un tel engin.

Paris, par exemple. Il y a ses habitudes : le camping du Bois de Boulogne, dans le XVIe arrondissement. Un emplacement stratégique qui lui permet d’être à deux pas des studios de télévision et de radio, sans avoir à débourser les prix exorbitants d’un hôtel parisien ni les contraintes logistiques qui vont avec.

Malgré une maison près de Béziers, c’est ce mode de vie itinérant qu’il a choisi pour accompagner sa tournée. Sa femme l’accompagne dans ces déplacements — une façon, sans doute, de préserver une forme d’intimité conjugale malgré les contraintes du métier.

Le véhicule idéal, dans les moindres détails

Daniel Guichard n’est pas du genre à se contenter d’un investissement sans en apprécier chaque aspect. Son camping-car actuel, il l’a comparé à la version précédente avec le regard attentif de quelqu’un qui sait ce qu’il veut :

  • Une sous-traitance de meilleure qualité, sensible dans les finitions
  • Des raccordements nombreux et facilement accessibles
  • Un intérieur en cuir blanc qu’il juge « magnifique » et dont le nettoyage est, dit-il, « hyper facile »
  • Une organisation pratique qui répond à ses besoins professionnels au quotidien

Il ajoute, avec l’humour qui lui est familier : « Si tu n’as pas d’enfants avec des feutres, bien sûr ! » Une parenthèse qui dit beaucoup sur l’homme — attaché à son confort, mais jamais solennel.

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