Brigitte Bardot et son fils Nicolas Charrier : son dernier mari remet les pendules à l’heure sur une légende tenace

Depuis la disparition de Brigitte Bardot le 28 décembre dernier, les questions sur sa vie intime et familiale n’ont pas cessé d’alimenter les discussions. Qui était vraiment l’icône du cinéma français en dehors des projecteurs ? Quelle relation entretenait-elle avec son fils unique Nicolas Charrier, né de son union avec l’acteur Jacques Charrier ? Et surtout — qui héritera de quoi ?
C’est Bernard d’Ormale, son dernier époux et compagnon de plus de trente ans, qui a accepté de répondre à ces questions dans Sept à Huit sur TF1, ce 8 février, face à Audrey Crespo-Mara. Un entretien, parfois émouvant, où l’homme a tenu à corriger ce qu’il considère comme une légende injuste à l’égard de BB.
Bernard d’Ormale : un veuf qui apprend à vivre sans elle
C’est dans la maison de Bazoches-sur-Guyonne, dans les Yvelines — devenue un refuge pour animaux, fidèle à l’engagement de toute une vie de Brigitte Bardot — que Bernard d’Ormale a ouvert ses portes aux équipes de TF1. Un cadre chargé de souvenirs, où chaque objet raconte quelque chose.
« Tout ce qui est dans la maison me rappelle un événement, quelque chose, c’est un peu dur », confie-t-il, avec cette pudeur propre aux hommes qui ne s’autorisent pas facilement à parler de leur douleur. Il admet s’être retrouvé « comme un couillon » à parler à son ancienne compagne après sa mort — une façon touchante de dire que trente ans de vie commune ne s’effacent pas du jour au lendemain.
Désormais à la tête de la Fondation Brigitte Bardot, dont il vient de prendre la présidence, il s’est donné une mission : perpétuer le combat de celle qu’il a aimée pour la protection animale. Une façon, peut-être, de continuer à vivre avec elle.
“Elle ne pouvait pas l’élever” : la nuance qui change tout
C’est la relation de Brigitte Bardot avec son fils Nicolas Charrier qu’Audrey Crespo-Mara a visiblement touché au point sensible. La journaliste avait présenté Nicolas comme « le fils unique qu’elle a refusé d’élever ». Une formulation que Bernard d’Ormale a corrigée immédiatement, et avec fermeté.
« Elle n’a jamais refusé de l’élever. Elle ne pouvait pas l’élever. Ce n’est pas pareil. » La distinction semble subtile. Elle ne l’est pas. Entre refuser et ne pas pouvoir, il y a toute la différence entre un abandon volontaire et une impossibilité subie.
Son explication est claire : à l’apogée de sa gloire, Brigitte Bardot était une star mondiale. Les tournages, les obligations médiatiques, l’intensité d’une vie publique hors norme rendaient l’exercice quotidien de la maternité structurellement impossible. « Elle ne pouvait pas assumer son rôle de mère. Mais des rapports, il y en a toujours eu », insiste-t-il, précisant que, même petit, Nicolas l’accompagnait en vacances — à la montagne, à Saint-Tropez.
Et sur les tensions qui ont marqué cette relation ? Elles existaient, selon Bernard d’Ormale, mais pas là où on le croit : « C’est avec son père qu’elle ne s’entendait pas », dit-il, renvoyant la responsabilité des frictions à Jacques Charrier plutôt qu’au lien mère-fils.



