Jannah Theme License is not validated, Go to the theme options page to validate the license, You need a single license for each domain name.
Bien être

Si vous manifestez ces 9 signes, vous avez probablement un cancer du colon

Advertisment

En France, le cancer colorectal frappe plus de 43 000 nouvelles personnes chaque année, ce qui en fait le 3ème cancer le plus fréquent et le 2ème le plus meurtrier tous sexes confondus. Pourtant, lorsqu’il est détecté à un stade précoce, le taux de survie à 5 ans dépasse les 90%. Le paradoxe est cruel : il s’agit d’une des pathologies cancéreuses les plus “guérissables”, mais aussi l’une des plus sournoises, car elle peut se développer pendant des années sans symptôme flagrant. Cette période de silence est l’ennemi à abattre.

La clé pour inverser cette statistique alarmante réside dans une double vigilance : connaître les signaux d’alerte que notre corps nous envoie, et adhérer aux programmes de dépistage organisé dès 50 ans. Souvent, les premiers symptômes sont banalisés, attribués à un simple “dérangement intestinal” passager. Mais lorsque ces signes deviennent persistants, nouveaux ou s’aggravent, ils doivent impérativement déclencher une consultation médicale. Cet article, basé sur les recommandations de l’Institut National du Cancer (INCa) et de spécialistes, détaille les 9 symptômes révélateurs, décrypte les facteurs de risque modifiables et vous explique pourquoi le dépistage n’est pas une option, mais un acte de prévention vital après 50 ans.

1. Le cancer colorectal : comprendre le processus tumoral sournois

Le cancer du côlon et du rectum ne survient généralement pas de manière brutale. Il naît le plus souvent d’une lésion bénigne appelée polype ou adénome, qui se développe sur la paroi interne du côlon. Ces excroissances sont fréquentes avec l’âge.

Le scénario critique, expliqué par les gastro-entérologues :

  1. Formation d’un polype : Apparaît sur la muqueuse du côlon. La grande majorité restera bénigne.

  2. Transformation lente : Certains polypes, notamment les adénomes villeux ou tubulo-villeux, peuvent, sous l’effet de mutations génétiques accumulées sur 10 à 15 ans, évoluer vers un carcinome (cancer).

  3. Invasion : Les cellules cancéreuses finissent par envahir la paroi du côlon, puis les ganglions lymphatiques voisins, et peuvent enfin métastaser vers d’autres organes (foie, poumons).

Cette fenêtre de temps de 10 à 15 ans est l’opportunité absolue d’intervenir. Retirer un polype lors d’une coloscopie avant qu’il ne devienne cancéreux équivaut à prévenir le cancer. C’est tout l’enjeu du dépistage.

2. Les 9 Signes d’Alerte Majeurs : Quand Votre Transit Vous Parle

Les symptômes du cancer colorectal sont liés à la localisation de la tumeur et à son obstruction partielle du tube digestif. Selon l’INCa, voici les 9 manifestations qui doivent vous amener à consulter, surtout si elles sont nouvelles, persistantes ou s’aggravent.

1. La présence de sang dans les selles (Hématochézie ou Méléna)

  • Sang rouge vif : Souvent visible sur le papier toilette ou dans la cuvette, il peut indiquer une tumeur basse (rectum ou côlon sigmoïde).

  • Sang noir, selles goudronneuses (méléna) : Sang digéré, signe d’un saignement plus haut dans le côlon. C’est un signe majeur qui nécessite une consultation immédiate.

  • Sang occulte : Non visible à l’œil nu, détecté uniquement par le test de dépistage immunologique.

2. Un Changement Persistant et Inexpliqué du Transit Intestinal

  • Une diarrhée qui dure plusieurs semaines sans cause infectieuse évidente.

  • Une constipation d’apparition récente et sévère, ou une alternance diarrhée/constipation inhabituelle.

    Advertisment
  • Des selles plus fréquentes, notamment le matin, avec parfois un besoin urgent.

3. Une gêne ou une sensation d’évacuation incomplète (Ténesme)
La sensation tenace que le rectum n’est pas vide après être allé à la selle, ou de fausses envies douloureuses et inefficaces.

4. Des selles anormalement fines et allongées (“selles en crayon”)
La tumeur, en rétrécissant le calibre du côlon, peut modifier la forme des selles.

5. Des douleurs abdominales ou rectales inhabituelles et persistantes

  • Crampes intestinales récurrentes.

  • Ballonnements et sensation de ventre gonflé.

  • Douleurs rectales précises, parfois aggravées en position assise.

6. Une masse ou une sensation de pesanteur dans l’Abdomen
La perception d’une “boule” ou d’une tension anormale dans le bas-ventre.

7. Une Fatigue Inexpliquée et une Pâleur (Anémie)
Une tumeur qui saigne, même peu mais de façon chronique, peut provoquer une carence en fer (anémie ferriprive). Symptômes : fatigue extrême, essoufflement à l’effort, pâleur, vertiges.

8. Une Perte de Poids Involontaire et une Perte d’Appétit
Perdre plusieurs kilos sans régime ni effort particulier est un signal d’alarme général pour de nombreux cancers, dont celui du côlon.

9. Des Nausées ou Vomissements Inexpliqués
Peuvent survenir en cas d’obstruction partielle avancée par la tumeur.

Rappel crucial : Ces symptômes ne signifient pas que vous avez un cancer. Ils peuvent être causés par de nombreuses autres affections bénignes (hémorroïdes, syndrome de l’intestin irritable, colite, etc.). Mais ils signifient que vous devez en parler à votre médecin pour en déterminer la cause.

3. Les Facteurs de Risque : Ce que Vous Ne Pouvez Pas Changer et Ce que Vous Pouvez Maîtriser

Comprendre votre niveau de risque permet une vigilance adaptée.

A. Facteurs de Risque Non Modifiables (à signaler à votre médecin)

  • Âge : Plus de 90% des cas surviennent après 50 ans. C’est la raison de l’âge de début du dépistage organisé.

  • Antécédents Personnels : Avoir déjà eu un polype adénomateux ou un cancer colorectal augmente le risque d’en développer un nouveau.

  • Antécédents Familiaux : Risque accru si un parent au 1er degré (père, mère, frère, sœur, enfant) a été touché, surtout s’il l’a été avant 65 ans.

  • Maladies Génétiques Héréditaires Rares (1 à 5% des cas) : Syndrome de Lynch (HNPCC) et Polypose Adénomateuse Familiale (PAF).

  • Maladies Inflammatoires Chroniques de l’Intestin (MICI) : Maladie de Crohn et Rectocolite Hémorragique évoluant depuis plus de 10 ans.

B. Facteurs de Risque Modifiables (Votre Levier d’Action Préventif)

  • Alimentation Déséquilibrée :

    • Excès de viandes rouges (> 500g/semaine) et charcuteries.

    • Carence en fibres (fruits, légumes, céréales complètes).

  • Consommation d’Alcool : Même modérée, elle est reconnue comme facteur de risque.

  • Tabagisme : Augmente le risque de développer et de mourir d’un cancer colorectal.

  • Surpoids et Obésité (notamment obésité abdominale).

  • Sédentarité : L’activité physique régulière est protectrice.

1 2Next page
Lire la suite

Related Articles

Back to top button