Barack Obama en deuil : l’hommage bouleversant à sa grand-mère, la femme qui a tout construit

“Elle était la clé de voûte de notre famille, ainsi qu’une femme d’une force, d’une exemplarité et d’une humilité extraordinaires”, a déclaré Obama dans un communiqué publié avec sa sœur, Maya Soetoro-Ng. Des mots sobres, choisis avec soin, qui disaient tout sans s’étaler.
Elle n’a pas vécu pour voir son petit-fils gagner. Elle n’a pas eu la joie de le voir prêter serment sur les marches du Capitole. Mais selon ceux qui la connaissaient, elle savait. Elle avait suivi chaque étape de cette campagne avec une fierté tranquille, depuis son appartement du dixième étage à Honolulu.
Mama Sarah : un autre deuil, dix ans plus tard
Si Madelyn Dunham était la grand-mère qui l’avait élevé, Barack Obama avait aussi un lien profond avec une autre figure maternelle : Sarah Obama, dite “Mama Sarah”, sa grand-mère kényane.
Le lundi 29 mars 2021, celle que l’ancien président américain considérait comme sa grand-mère de cœur est décédée au Kenya, à l’âge de 99 ans. Quelques heures après l’annonce, Barack Obama lui a rendu hommage sur Twitter : “Ma famille et moi pleurons la perte de notre grand-mère bien-aimée, Sarah Ogwel Onyango Obama, affectueusement connue par beaucoup sous le nom de ‘Mama Sarah’, mais que nous connaissons sous le nom de ‘Dani’ ou ‘Granny’. Elle nous manquera profondément, mais nous célébrerons avec gratitude sa longue et remarquable vie.”
C’est auprès d’elle que Barack Obama est allé, en 1987, pour apprendre à connaître sa famille africaine. En quête de réponses sur ses racines, il avait découvert dans ce village kényan tous ses frères et sœurs, ses cousins, ses tantes — et surtout le visage de “Granny”, qu’il avait écouté avec religieuse attention. Elle ne parlait que le luo, et Obama avait eu besoin d’un traducteur. Mais le lien, lui, ne nécessitait aucune traduction.
Une leçon de vie transmise en silence
Ce que Barack Obama a retenu de ces deux femmes extraordinaires, c’est sans doute la même chose : que les personnages les plus importants d’une vie ne sont pas nécessairement ceux dont on parle le plus fort. Madelyn Dunham n’a jamais accordé d’interviews, n’a jamais cherché les caméras, n’a jamais voulu capitaliser sur la gloire de son petit-fils. Mama Sarah continuait de vivre modestement dans son village kényan, même lorsque la Maison-Blanche était occupée par quelqu’un qu’elle appelait “Barry”.
Toutes deux incarnaient cette forme de grandeur silencieuse dont Obama a si souvent parlé dans ses discours : la grandeur de celles et ceux qui font sans compter, qui donnent sans attendre, qui élèvent sans jamais réclamer le mérite.
Conclusion : l’hommage d’un homme qui n’a pas oublié
Barack Obama n’est pas seulement l’homme qui a brisé le plafond de verre de la présidence américaine. Il est aussi le petit-fils de deux femmes remarquables qui ont, chacune à sa façon, tracé le chemin sans lequel rien n’aurait été possible.



